La chimiothérapie

La chimiothérapie est un traitement dit adjuvant c’est-à-dire qu’il est effectué en complément de la chirurgie. Dans certains cas particuliers, la chimiothérapie peut être faite avant la chirurgie. On parle alors de chimiothérapie néo-adjuvante.

La chimiothérapie est un traitement qui consiste à injecter par voie intraveineuse des médicaments qui ont pour action de détruire les cellules cancéreuses qui auraient pu passer dans le sang pour éviter l’apparition de métastases à distance de la tumeur.

Ces produits sont administrés de façon régulière soit toutes les semaines, soit tous les quinze jours, soit toutes les trois semaines en fonction du protocole de produit que vous avez.

Pour faciliter l’administration de ces produits par voie intraveineuse, on pose au préalable un site implantable ou site d’injection (ou un port à cath).

C’est un petit boitier que l’on vient insérer sous la peau entre la clavicule et le sein, du côté opposé au cancer. De ce boitier part un cathéter qui est inséré dans une veine du cou (la veine sous-clavière ou la veine jugulaire interne ou externe ou la veine céphalique) qui arrive directement dans la veine cave supérieure.

Cette intervention se pratique sous anesthésie locale et en ambulatoire.

Le site d’injection est indispensable pour la perfusion de produits de chimiothérapie car ces produits sur la durée peuvent abimer les veines périphériques des bras.

Il n’est pas nécessaire d’effectuer des pansements à domicile. Souvent il y a présence d’une colle spéciale, sorte de pansement transparent, qu’il ne faut pas gratter. Signalez au médecin si la zone devient rouge, douloureuse ou qu’un écoulement apparait.

Une fois la cicatrisation faite, vous pouvez pratiquer vos activités habituelles et même vous baigner.

Les médicaments de chimiothérapies ont des effets secondaires. Ils sont plus ou moins importants en fonction des produits qui vous sont injectés et les réactions sont différentes d’une personne à une autre.

Les principaux effets secondaires

rencontrés :

  • Les nausées et vomissements

Des traitements préventifs sont donnés, s’ils ne sont pas suffisants n’hésitez pas à en parler. Pour certaines personnes les traitements « classiques »ne suffisent pas et on peut en ajouter d’autres.

Essayer de fractionner vos repas : mangez en petite quantité plusieurs fois par jour pour ne pas remplir votre estomac trop vite au risque de ne rien garder.

Pensez à boire de petites gorgées de liquide mais très régulièrement.

Buvez du Coca, il a un côté anti-nausée et apporte du sucre. Par contre n’en abusez pas car le côté gazeux risque de vous ballonner.

  • La perte des cheveux (alopécie)

Elle survient en général 10 à 15 jours après la première cure de chimiothérapie.

Il existe des prothésistes capillaires spécialisés dans la prise en charge de patientes atteintes de cancer.

La prothèse capillaire a un tarif de base remboursé par la sécurité sociale de 350€ et votre mutuelle peut également en rembourser une partie.

Il en existe à tous les prix. Il existe aussi des foulards pour celles qui ne supportent pas la perruque.

  • Atteinte hématologique :

Diminution des globules blancs (neutropénie), rouges (anémie) et des plaquettes (thrombopénie).

Surveillance du bilan sanguin avant chaque cure.

Possibilité de faire des injections de médicaments qui permettent de remonter les globules.

Surveillance de la température et si vous avez plus de 38°5, il faut contacter votre médecin, le service de cancérologie ou les urgences.

  • Atteinte des ongles

Certains produits peuvent entrainer une atteinte des ongles des mains et des pieds. Ils peuvent noircir, devenir fin ou cassant voir s’enlever complétement.

Pour prévenir cela, un vernis à ongles à base de silicium est recommandé plus ou moins coloré en fonction de vos envies. De plus pendant la perfusion des produits, on vous applique des manchons glacés au niveau des poignets et des chevilles. Cela crée une vasoconstriction des vaisseaux et donc limite la perfusion des produits au niveau des extrémités.

  • Syndrome mains/pieds

Ce syndrome touche les mains et les pieds. La peau peut devenir rouge, gonflée avec une sensation de brûlure et un problème de sensibilité (hypo ou hypersensibilité) et donc des problèmes de préhension des objets.

Il faut en parler à votre oncologue qui pourra vous prescrire des médicaments pour les paresthésies (problèmes de sensibilité) ou qui peut être amené à diminuer les doses ou changer le traitement si la réaction est très importante.